mardi 15 février 2011

Audemars Piguet: Jules Audemars Quantième à phases de lune

Derrière cette montre d'apparence classique se cache une petite révolution. Oh certes, il ne s'agit pas d'une révolution horlogère marquée par une prouesse technique. Cette Jules Audemars Quantième à phases de lune symbolise en revanche une nouvelle orientation stratégique de la part d'Audemars Piguet.

Depuis des années, des critiques régulières étaient adressées à Audemars Piguet sur sa propension à décliner les Royal-Oak et Royal-Oak Offshore en de multiples versions quitte à délaisser les autres collections de la marque. En fait, les collections RO et ROO représentant un tel poids dans les ventes d'Audemars que seule la collection Millenary arrivait un tant soit peu à émerger, le reste (Jules Audemars et Edward Piguet) disparaissant quasiment des radars.

Déjà lors du SIHH 2010, nous avons pourtant eu la puce à l'oreille avec la présentation de la Jules Audemars 2 aiguilles, une montre élégante utilisant le très beau calibre 2120: l'encéphalogramme de la collection Jules Audemars redonnait des signes d'activité! Et le SIHH 2011 a finalement donné la preuve de ce retour au premier plan avec différentes déclinaisons dont deux montres comportant des complications en sus de la date: la Dual Time et le Quantième à phases de lune.

C'est surtout l'évolution du marché qui a donné à Audemars Piguet les arguments pour retravailler cette collection et notamment son entrée de gamme. Tout d'abord, il est extrêmement dangereux de ne vivre que par une seule collection: la concurrence, la lassitude des clients, l'évolution des goûts, on n'est jamais à l'abri d'une forte érosion des ventes. Si une autre collection ne contre-balance pas une mauvaise performance, c'est une catastrophe pour la marque. Et puis, la crise est passée par-là orientant peut-être les goûts des consommateurs vers des montres plus sages le tout combiné avec la vigueur du marché chinois lui aussi à la recherche de montres aux diamètres contenus. Bref, le contexte était plus que favorable pour présenter cette Quantième à phases de lune ainsi que les autres nouveautés de la collection.

Comment décrire cette Jules Audemars? Si nous prenons la théorie du verre à moitié vide, nous pourrions la considérer comme une déclinaison esthétique du QP Jules Audemars en plus petit (39mm vs 41mm) et auquel le sous-cadran supérieur aurait été retiré. Ou qu'il s'agit de la réinterprétation en Jules Audemars de l'ancienne Royal Oak quantième à phases de lune. Mais je considère finalement le verre à moitié plein: le charme agit sur cette montre grâce au sentiment d'équilibre qu'elle dégage.

Contrairement au QP, l'indicateur de Phases de lune est présenté sans graduation et cette simplicité le rend plus beau. Nous retrouvons l'affichage des jours à gauche et celui des quantième à droite le tout sur un très joli cadran argenté aux index appliqués en or rose. Les aiguilles, les index, les très subtils cerclages des sous-cadrans en or rose forment un ensemble cohérent et élégant.

Le rapport diamètre / épaisseur du boîtier est optimal pour ce type de montre (39mm/8,8mm): à noter que la montre n'est (pour l'instant?) déclinée qu'en or rose.

Le mouvement, caché par un fond plein, est construit selon un schéma classique chez AP: le calibre de base est ici le 2324, en fait un JLC889/2, sur lequel a été apposé le module 2825. Nous retrouvons donc le même mouvement que celui de la Royal Oak aux mêmes complications. Ce mouvement d'une fréquence de 4hz a une réserve de marche de 40 heures, trop courte donc pour laisser la montre le week-end sans avoir à la remonter le lundi. Et tout comme la Royal Oak, la Jules Audemars n'a pas de trotteuse: amateurs de cadrans animés, passez votre chemin!

Du poids de vue strictement horloger, nous ne pouvons donc pas considérer cette Jules Audemars comme une bombe: elle ne présente clairement rien de nouveau. Audemars aurait peut-être dû mener une réflexion sur des sujets comme la réserve de marche afin que les performances du mouvement soient adaptés à l'usage potentiel de la montre. Cependant, comme je l'ai souligné précédemment, cette Jules Audemars ne laisse pas insensible. Son principal atout est son charme indéniable renforcé par le classicisme bon teint de sa présentation. C'est la montre typique qui séduit sur la durée et qui a peu de chance de lasser. En revanche, le collectionneur à la recherche de sensations plus fortes et d'un contenu horloger plus solide trouvera son bonheur ailleurs.

jeudi 10 février 2011

Peter Speake-Marin: Thalassa

Lorsque Peter Speake-Marin a présenté son calibre automatique SM2, nous fumes un certain nombre à souhaiter qu'une déclinaison à remontage manuel puisse être rapidement présentée. Tout dans le SM2 concourrait au développement d'une telle version. En effet, le SM2 a été imaginé tel un hommage à l'horlogerie traditionnelle que ce soit dans sa conception ou dans ses idées directrices. Peter Speake-Marin l'a construit pour qu'il soit fiable, facile à entretenir, à réparer et constant dans son comportement. Bref, toutes les bases d'un beau mouvement à remontage manuel digne d'une montre chronomètre d'antan!

Avec la Thalassa, notre voeu est exaucé: le SM2m qui équipe cette montre en série limitée de 30 pièces se dévoile en tant que calibre à remontage manuel nous permettant ainsi d'apprécier quelques facettes sans être distrait par la rotation de la masse oscillante.

Il est inutile de le nier: la transformation d'un mouvement automatique en mouvement manuel est un exercice de style qui conduit généralement à des résultats peu satisfaisants comme peut l'être, par exemple, la version manuelle du El Primero. Mais sur le SM2m, le contexte est différent car le calibre a été conçu avec cette optique en tête. Le retrait de la masse oscillante, tel le rideau d'un théâtre qui s'ouvre, nous offre le spectacle original et réjouissant de l'architecture du mouvement et des courbures des ponts en maillechort.

Le mouvement est très élégant dans sa présentation: il n'y a rien de tape-à-l'oeil, tous les détails respirent le raffinement: le col de cygne, la couleur du balancier en harmonie avec celle des roues, la plaque vissée portant le nom du créateur et bien entendu l'imposant rubis qui caractérise le mouvement. Le SM2m est composé de 146 pièces (contre 211 pour sa version automatique), a une fréquence de 3hz et une réserve de marche de plus de 3 jours. Mais l'intérêt de la Thalassa ne se résume pas seulement à cette meilleure exposition côté pont: elle l'est également côté cadran.

Si nous mettons de côté les Tourbillons ou les cadrans très particuliers que Peter nous a présenté tout le long de sa carrière, les très beaux cadrans pleins en émail restaient une constante chez lui. Mais la Thalassa s'ouvre également côté cadran et nous donne l'opportunité de juger de la qualité du travail effectué sur le SM2m côté platine. Nous retrouvons bien évidemment le pendant du gros rubis situé côté ponts juste à côté du nom "officiel" de la montre (M2 Mk1) ainsi que le joli contraste entre la platine et les roues issues d'un alliage en béryllium-cuivre.

Le cadran est en deux parties: les index en superluminova sont appliqués sur un pourtour en acier bleui qui se marie avec les aiguilles qui combinent elles-aussi le superluminova avec l'acier bleui. La partie intérieure est en verre saphir donnant ainsi l'effet de transparence voulu. La forme des aiguilles est traditionnelle chez Peter tout comme celle de la trotteuse. En fait, cette forme a été dédiée depuis fort longtemps aux masses oscillantes et son utilisation comme trotteuse sur la Thalassa donne un fil conducteur avec le passé. Bien évidemment, une des 3 arches de la trotteuse diffère pour indiquer le point de référence.

A noter qu'une fois n'est pas coutume, Peter a inséré un disque de date sur une de ses montres simples. Et ici, il ne s'agit pas d'un affichage à aiguille comme nous avions eu avec la Serpentine mais une date à guichet. La police de caractère des chiffres apposés sur le disque est très rarement utilisé dans le contexte horloger: il s'agit de la "Poor Richard" qui nous fait penser aux vieux magazines du siècle dernier...

Incontestablement, malgré son originalité, le cadran est très fidèle au style de Peter. Mais que dire alors du boîtier en or gris? Au premier coup d'oeil, nous reconnaissons son boîtier typique qui se caractérise par ses cornes particulières, sa couronne en diamant et la lunette surélevée. Son rapport diamètre / hauteur (42/12mm) est ici plus élevé que sur certaines Piccadilly conférant à la montre un côté plus élancé.

A travers sa description, nous comprenons que la Thalassa est une montre combinant originalité et élégance. Mais pourquoi donc ce nom qui nous fait plus penser à une plongeuse? J'y vois deux raisons: la première est bien entendu la présence constante de la couleur bleu côté cadran. La deuxième est que j'y perçois un hommage aux chronomètre de marine.

De toutes les façons, que son nom soit mystérieux ou pas, la Thalassa est une vraie réussite de la part de Peter Speake-Marin: elle offre en effet un très beau contexte en tant que première incursion du SM2 sur le territoire des mouvements à remontage manuel. Maintenant, je suis sûr aussi que des fans de Peter attendent une utilisation de ce SM2m dans un cadre auquel Peter nous a plus habitué: celui d'une montre avec un cadran en émail et sans date. Une belle Piccadilly équipée du SM2m serait également une belle idée, vous ne trouvez pas?

dimanche 6 février 2011

Urwerk: UR-110

Après une année 2010 que j'ai trouvée un poil décevante malgré la superbe White Shark (l'UR-203 m'avait un peu déçu car renouvelant peu le concept), Urwerk démarre 2011 en fanfare avec une montre radicalement différente des autres modèles de la marque: l'UR-110.

Son nom laisse à penser qu'il s'agit d'une évolution de la collection 10x mais nous allons voir qu'elle partage bien peu de points communs avec elle... à un tel point que l'UR-301 m'aurait semblé un nom plus adéquat!

Si le principe de l'affichage de l'heure fondé sur l'heure vagabonde reste le même, l'UR-110 témoigne d'une véritable rupture de style de la part de Martin Frei. Au premier coup d'oeil, deux détails surprennent. Le premier est évidemment la graduation des minutes verticale et située à droite du boîtier. Voilà une vrai révolution pour Urwerk après des années de graduations des minutes dans le sens horizontal! L'avantage d'un tel emplacement est que la lecture de l'heure peut se faire facilement en soulevant légèrement la chemise (si l'UR-110 est portée au poignet gauche) alors qu'auparavant toute la montre devait être découverte.

Le second détail est la forme du boîtier. Comme de tradition avec Urwerk, le boîtier est en totale cohérence avec le système d'affichage et de fait, il n'est plus verticalement symétrique. Il est tout en subtilité et donne l'impression d'avoir subi un test en soufflerie: sa forme galbé et aérodynamique contribue à réduire la perception de taille. Il reste malgré tout volumineux: 47mmx51mm avec une épaisseur maximum de 16mm. Mais l'utilisation du titane combinée avec l'ergonomie particulièrement bien étudiée rend l'UR-110 très confortable au porté.

La carrure du boîtier peut faire penser à des fanons de baleine:

Il y a une petite habitude chez Urwerk qui consiste à affubler chaque modèle d'un petit surnom. L'UR-110 n'échappe pas à la règle, le sien étant "Torpedo". Il est évident qu'il est lié au système d'affichage de l'heure et à sa cinématique. L'UR-110, c'est un peu une espèce d'enfant terrible dont les parents seraient une 10x et une 20x générant quelque chose de totalement nouveau. Comme sur une 10x, la graduation des minutes est en arc de cercle. Comme sur une 20x, le système des satellites est abandonné au profit de celui des cubes qui tels des dés tournent pour dévoiler l'heure adéquate. Mais des différences fondamentales existent par rapport aux deux devancières.

La cinématique des modules des heures et de leurs pointes est en effet unique. Les 3 modules restent ainsi parfaitement parallèles pendant toute leur révolution, quelques soient leurs positions au-dessus de la platine. Cela semble naturel au départ et puis on se rend compte de la subtilité d'un tel ballet. Alors que le carrousel central permet aux modules d'effectuer un tour complet toutes les 3 heures, un mécanisme individuel contre-balance la rotation des modules liée au carrousel central afin d'assurer la constance du parallélisme. Pour apprécier ce rôle de compensation, il faut tirer la couronne et accélérer le temps: visuellement, c'est un régal. Le mécanisme de compensation a également un autre rôle. Il rapproche ou éloigne les modules des heures du centre de la montre. Sans cette astuce, il aurait fallu un boîtier bien plus important pour que les modules puissent évoluer. Bref, une nouvelle fois, Félix Baumgartner, avec l'aide de Dominique Busser et des horlogers d'Urwerk, a construit un système original et innovant à partir de cette idée vieille comme l'horlogerie qu'est l'heure vagabonde.

L'autre spécificité de l'UR-110 est la présence des informations du panneau de contrôle côté cadran. Plus besoin de retourner la montre, la trotteuse est visible à côté du carrousel central même si elle peut se retrouver cachée par un module pendant quelques minutes. Les complications additionnelles sont classiques chez Urwerk: nous retrouvons l'affichage jour&nuit et le témoin de révision. Mais tout comme la trotteuse, ils peuvent se retrouver sous un module ce qui en soit n'est pas grave car s'agissant de complications qui ne nécessitent pas une lecture instantanée.

Lorsque nous retournons la montre, nous découvrons les deux turbines qui avaient fait leur première apparition avec l'UR-202. Cependant, il n'y a pas sur cette UR-110 un système de réglage de l'efficacité du remontage. Dommage. Les deux turbines témoignent cependant de l'automatisme du mouvement et de l'utilisation d'une base similaire, à savoir le calibre GP 3100.

Nouveau style, nouvelle cinématique, l'UR-110 est donc bien plus qu'une évolution de la collection 10x: elle réussit à renouveler la démarche d'Urwerk en apportant une identité propre tout en conservant les détails qui rendent unique le talent de l'équipe menée par Félix Baumgartner et Martin Frei.

Vacheron Constantin: Patrimony Traditionnelle Heures du Monde

La Patrimony Traditionnelle Heures du Monde est selon moi une des plus belles montres du SIHH 2011. Les montres comportant l'affichage d'un second fuseau furent incontestablement une des tendances du Salon dans le but d'attirer les clients voyageant fréquemment. Avec son Heures du Monde, Vacheron va plus loin en proposant son interprétation d'une des plus belles complications: les Heures du Monde.

Cette complication permet de lire de façon instantanée l'heure dans chacun des fuseaux disponibles sur le cadran. Elle est loin d'être dédiée uniquement aux voyageurs, les personnes en contact avec des interlocuteurs du monde entier, même si elles ne quittent pas leur pays, sont également concernées. Par tradition, le système inventé par Louis Cottier utilise 24 fuseaux différents et ne gère "que" les décalages horaires s'exprimant en heures pleines. Vacheron Constantin, en réintroduisant cette complication historique dans sa collection lui a donné une dimension supplémentaire car la lecture des fuseaux "décalés" devient possible. Nous le savons tous, certains fuseaux horaires présentent un décalage par rapport à l'heure de Greenwich différent de celui d'un multiple d'heures pleines. Un pays comme l'Inde est ainsi à GMT+5h30, le Népal à GMT+5h45. Or si nous prenons une montre Heures du Monde classique, ces fuseaux ne peuvent pas utilisés, le disque des fuseaux ne gérant pas de tels décalages car lié à l'aiguille des heures.

Si nous additionnons la population de l'Inde, du Venezuela, de l'Iran etc..., cela fait donc une très grande partie de la population mondiale exclue du champ d'application de ces montres: Vacheron Constantin a souhaité la réintégrer pour donner une véritable dimension d'universalité à cette complication.

La Patrimony Traditionnelle Heures du Monde suit l'architecture classique de ces montres: le cadran est en trois parties avec la partie centrale, le disque des fuseaux et le disque des heures. Cependant, leur sens n'est pas habituel: le disque des heures se trouve à la périphérie alors qu'habituellement, c'est celui des fuseaux. En fait, derrière sa présentation qui semble suivre le système historique, se cache une montre aux multiples points d'originalité.
  • Le premier point est donc la gestion des fuseaux décalés. Ils sont au nombre de 13 et sont représentés par une couleur rouge sur le cadran. Toute l'astuce pour l'équipe technique de Vacheron a consisté à lier également l'aiguille des minutes au système d'affichage des fuseaux. Le module qui équipe la montre a nécessité plus de trois ans de développement.
  • Le deuxième point est la gestion de l'affichage jour&nuit. Cet affichage n'est pas sur le disque des heures mais se retrouve sur la partie centrale: un cadran en saphir avec un dégradé survole le cadran en métal dévoilant une carte du monde en "projection de Lambert". Le résultant est saisissant car donnant une dimension astronomique à cet affichage.
  • Le troisième point est la facilité d'utilisation de la montre: non pas que les autres montres Heures du Monde soient difficiles à utiliser (bien au contraire, tout le génie du système Cottier réside dans sa simplicité) mais la Vacheron se passe d'un poussoir additionnel: tout se règle à la couronne.
  • Le quatrième point est l'indication de la ville de référence à 6 heures: attention à cette spécificité, le réflexe et l'habitude font que nous vérifions systématiquement la ville de référence à 12 heures. Seul un petit triangle noir à 6 heures dans le "swiss made" nous rappelle que la ville de référence se situe en bas du cadran.
  • Le cinquième point est la présence d'une trotteuse, relativement rare sur une montre de ce type.
Le calibre 2460WT, d'une fréquence de 4hz a une réserve de marche de 40 heures et arbore le poinçon de Genève. En termes de finitions, nous nous retrouvons donc dans les standards de qualité de Vacheron: raffinés et sobres à la fois.


Le boîtier est uniquement disponible (pour l'instant?) en or rose. Son diamètre de 42,5mm peut sembler important mais la montre fait plus petite que sa taille réelle du fait de la présentation du cadran et de la forme des cornes. D'une épaisseur de 11,5mm, la montre garde un style assez élancé.

Esthétiquement, la Patrimony Traditionnelle Heures du Monde ne laisse pas indifférent: à titre personnel, j'adore cette complexité du cadran (même si j'aurais préféré un blanc moins "porcelaine" dessus), la forme des aiguilles et cet affichage jour&nuit qui me font penser à un appareil électrique des années 50. Il est évident que la comparaison avec la World Time de Patek est inévitable et la simplicité de cette dernière peut faire pencher la balance en sa faveur. Mais sont-elles si comparables finalement? En fait, Vacheron a choisi une voie clairement différente de celle de Patek comprenant en cela parfaitement que cela était inutile de vouloir se rapprocher du style d'une montre si emblématique.

Je considère d'ailleurs que ce sont deux montres qui se complètent plus qu'elles ne s'opposent: d'un côté l'approche exhaustive de Vacheron, de l'autre le style efficace de Patek.

Un grand merci à l'équipe Vacheron pour son accueil pendant le SIHH 2011.