jeudi 8 décembre 2016

Rolex: Daytona 116500LN

Mais comment aborder cette montre, peut-être la plus célèbre au monde alors que tout a été dit et redit depuis la présentation de sa dernière version au cours de l'édition 2016 de Baselworld? Peut-être tout simplement en prenant un peu de recul.

Je dois avouer que lorsque je la découvris en mars, je suis tombé immédiatement sous son charme. A la base, je suis un fan de Rolex. Pour une simple et bonne raison:  parce que je ne connais pas une marque qui offre une telle homogénéité de qualité. Vous prenez deux montres au hasard venant d'être produites, vous pouvez être quasi sûr qu'elles fonctionneront de façon identique. L'exigence, le souci du détail, les process de fabrication, l'état d'esprit tourné vers l'efficacité, tous ces éléments forgent la réputation de Rolex. Pourtant, cela ne suffit pas. La qualité s'apprécie sur la durée mais il faut une étincelle à la base pour qu'une montre séduise. Et j'ai trouvé cette étincelle dans la nouvelle Daytona acier à lunette céramique noire.


En fait, il y a une sorte d'équilibre qui se crée avec cette montre qui offre plusieurs paradoxes la rendant ainsi passionnante. Le premier de ces paradoxes concerne son rendu visuel. D'un côté, elle dégage un sentiment de raffinement, d'élégance accentué par le superbe rendu de la lunette Cerachrom. De l'autre, la finition du boîtier (sans oublier l'alternance polie et brossée du bracelet) lui donne un côté plus exubérant et ostentatoire. J'aime beaucoup cette opposition car la montre semble en permanence passer d'un univers à l'autre.


Le deuxième paradoxe concerne son atmosphère. La lunette noire joue sur ce point aussi un rôle important. La Daytona 116500LN apparaît à la fois inspirée par les modèles du passé du fait de la couleur de cette lunette mais elle est résolument contemporaine. Les finitions, l'architecture et les performances du mouvement 4130, la qualité perçue ne laissent planer aucun doute: elle est bel et bien le fruit des derniers développements de Rolex.

Le troisième paradoxe me vient à l'esprit en observant les deux modèles de ce cru 2016. Mon point de vue a évolué depuis Baselworld. Lors du Salon, la version blanche m'a immédiatement séduite du fait notamment du contraste entre la lunette et le cadran. Je la trouvais d'ailleurs plus élégante que la version noire qui m'apparaissait comme plus sportive. Et puis... mon point de vue a changé. J'ai revu les deux montres côte à côte il y a quelques jours et mon coeur penche nettement pour la noire. Au départ, je la trouvais... trop noire! Et puis maintenant j'apprécie particulièrement sa discrétion, le cerclage des compteurs et le fait que cette dominante sombre réduise sa taille perçue. J'ai dorénavant la conviction que c'est la version noire qui est la plus élégante et la version blanche, la plus sportive et décontractée. Je pense aussi que la version noire est moins lassante sur le long terme. Un véritable virage à 180 degrés de mes sentiments qui prouve que cette montre est plus subtile et plus complexe qu'elle ne le laisse supposer.


Le quatrième paradoxe est inhérent à Rolex. Quand on analyse froidement la Daytona 116500LN, il apparaît que peu de détails changent par rapport à la version précédente. Les fondamentaux demeurent: le diamètre (40mm), l'organisation du cadran, le mouvement, les poussoirs... et je pourrais en citer d'autres. Et il suffit de quelques modifications pour que l'aspect général de la Daytona soit totalement transformé. Ce constat est valable pour la très grand majorité des  montres Rolex. Les différentes versions qui se succèdent confirment que la marque est en constante évolution mais rarement en révolution. Ce changement dans la continuité est rassurant, plaît à la clientèle et Rolex parvient à insuffler une personnalité propre à chaque version. Une sorte d'alchimie que seule la marque à la couronne semble capable de maîtriser.


Le dernier paradoxe est lié à la clientèle de la Daytona. Ce chronographe aux poussoirs vissés est résolument masculin et le mythe autour de cette montre ne fait que renforcer cet état de fait. Mais la Daytona est aussi une des Rolex favorites de la clientèle féminine. Son équilibre, son confort, sa polyvalence séduisent beaucoup les femmes et les derniers modèles à lunette céramique noire ne dérogent pas à la règle. Je trouve d'ailleurs que la version noire est idéale sur un poignet féminin du fait de la sensation de diamètre plus contenu. Et comme j'adore les femmes qui portent des montres masculines, je ne peux que me réjouir de ce pouvoir d'attraction qu'exerce la Daytona sur la gent féminine!


Montre aux multiples facettes, la Daytona acier de 2016 s'avère être une réussite. J'ai finalement expliqué pourquoi à partir d'éléments qui peuvent être perçus comme subjectifs. Après tout, la perception de l'esthétique, l'émotion qu'une montre suscite sont des critères qui peuvent considérablement varier d'une personne à l'autre. C'est peut-être un tort de ma part mais j'ai laissé de côté les points qualitatifs objectifs comme la certification Superlative Chronometer, les performances du mouvement 4130 à la réserve de marche appréciable de 3 jours et qui est équipé d'un spiral Parachrom antimagnétique, l'efficacité du fermoir Oysterlock... C'est finalement un ultime paradoxe. Le sérieux de la conception, la rigueur de la fabrication, les caractéristiques techniques irréprochables, pourtant indispensables au plaisir du porter quotidien apparaissent presque anecdotiques face au charme et au pouvoir de séduction d'un design maîtrisé et intemporel. Il faut se rendre à l'évidence, Rolex fait mouche une fois de plus et la Daytona acier de 2016 se révèle à la hauteur de sa réputation.

Parfaite sur un poignet féminin, la Daytona reste une icône de l'horlogerie masculine:


Les plus:
+ le rendu de la lunette céramique, à la fois élégant et légèrement ostentatoire
+ les performances du mouvement 4130
+ le confort au porter
+ la polyvalence de la montre, à l'aise en toutes circonstances
+ le rapport qualité/prix 

Les moins:
- le cadran toujours un peu bavard
- les poussoirs vissés, compréhensibles compte tenu de la polyvalence de la montre, n'en demeurent pas moins une incongruité du point de vue pratique

dimanche 4 décembre 2016

Hublot: Classic Fusion Vendôme Collection

Ça y est, petit à petit, la Place Vendôme retrouve son lustre d'antan comme l'atteste la réouverture récente du Ritz. Les nombreux travaux menés depuis plusieurs années avaient fini par détourner une partie des touristes, des promeneurs et des clients de ce lieu pourtant magique. Heureusement, ils touchent presque à leur fin  et la Place Vendôme va pouvoir redevenir, ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, le symbole ultime du luxe parisien. Le timing est donc parfait pour Hublot qui saisit l'occasion de la célébration du cinquième anniversaire de la boutique située au numéro 10 de la Place pour dévoiler une série spéciale Classic Fusion "Vendôme Collection". Cette montre, commercialisée en exclusivité pendant 3 mois au sein de la boutique sera par la suite disponible dans d'autres points de vente. Pourtant, le lieu idéal pour l'acquérir demeure bel et bien cette boutique puisque Hublot a souhaité retranscrire l'esprit de la Place à travers plusieurs détails qui en font la particularité.


Le point de départ de cette série spéciale est habituel puisqu'il s'agit d'une base Classic Fusion d'un diamètre de 45mm avec un boîtier en titane alternant les parties polies et brossées. Un tel diamètre fait toujours peur mais la largeur de la lunette et l'intégration du bracelet dans le boîtier réduit la taille perçue. De plus, compte tenu de l'épaisseur légèrement inférieure à 11mm, la montre présente un aspect élancé très agréable.

L'originalité de pièce réside dans son cadran. Afin  de rendre hommage à la Colonne Vendôme qui domine la Place depuis 1810, Hublot l'a réalisé en bronze et l'a enfermé dans une capsule de saphir afin de le rendre inaltérable. L'intérêt de l'utilisation de cet alliage est que chaque cadran est unique. En effet, les marbrures vertes et dorées dessinent des motifs aléatoires et j'ai d'ailleurs été très agréablement surpris de constater que les cadrans des deux montres en démonstration étaient radicalement différents. J'aime beaucoup ce cadran au rendu original qui se marie bien avec le design Classic Fusion. Et puis comment ne pas évoquer l'excellente idée qui consiste à se passer d'un guichet de date! La pureté et l'équilibre du cadran sont préservés et je ne peux que me réjouir de cette décision.


Le lien avec la Colonne est renforcé par un clin d'oeil sympathique situé au niveau du logo de la marque. Le fût de droite du H de Hublot est remplacé par une représentation discrète et bien réalisée de la Colonne. Une excellente initiative qui donne une petite touche de caractère à la montre sans tomber dans le kitsch.

Si le côté cadran est convaincant, le côté mouvement l'est malheureusement moins. La Classic Fusion "Vendôme Collection" est animée par le mouvement HUB1100 d'une fréquence de 4hz et d'une réserve de marche de 42 heures. Il s'agit en fait d'un Sellita SW300. Ce mouvement fonctionne sans souci et  sa large diffusion assure sa pérennité. En revanche, il n'est pas particulièrement beau et la masse oscillante est un peu triste. Dans ce contexte, un fond plein avec une gravure de la Place Vendôme aurait été, selon moi, une meilleure idée.


Comme toujours avec Hublot, la montre se porte avec confort grâce à l'excellente boucle déployante et à la souplesse du bracelet en caoutchouc noir et en veau au rendu vintage. Cette couleur qui m'apparaît plus gris taupe que marron (tel qu'annoncé par Hublot) est réussie et complète idéalement le cadran. 

La Hublot Classic Fusion "Vendôme Collection" est une montre qui m'a séduit grâce à la présentation de son cadran, simple et raffinée. Son esprit est fidèle à celui de la Place car Hublot a adopté une démarche plutôt discrète. Je regrette cependant une présentation de mouvement un peu austère qui aurait dû conduire à un autre traitement du fond du boîtier.


Merci à Magna Presse et à l'équipe de la boutique Hublot de la Place Vendôme.

Les plus:
+ un cadran en bronze séduisant
+ le petit détail au niveau du logo
+ l'absence de guichet de date
+ le confort au porter

Les moins:
- un fond plein aurait été mieux adapté

dimanche 27 novembre 2016

Hermès: Slim Grand Modèle 3 aiguilles

Présentée en 2015, la collection Slim témoigne de l'ambition réaffirmée d'Hermès dans le domaine horloger. La Slim est disponible en plusieurs tailles (25, 32 et 39,5mm) mais c'est bien le grand modèle qui offre le contenu horloger le plus solide. Deux types de montres sont proposées avec cette taille: une montre à quantième perpétuel et une montre simple à petite seconde à 6 heures. Il est intéressant de se pencher sur cette dernière car elle est l'exemple d'une montre 3 aiguilles réussie... ce qui n'est jamais évident!

Tout l'art consiste à renouveler le genre sans tomber dans le loufoque. La montre habillée a ses codes, ses principes. Mais il faut savoir légèrement s'en écarter pour éviter d'offrir un nième clone d'une Calatrava, d'une Altiplano ou une pièce insipide. Hermès est parvenu à se distinguer dans ce segment fort encombré grâce à trois éléments clé: la police de caractère, les cornes et le mouvement.


La police de caractère des chiffres arabes périphériques du cadran attire le regard au premier coup d'oeil. Fine, originale, cette police créée par Philippe Apeloig donne à la montre une dimension contemporaine sans lui faire perdre une once d'intemporalité. Les chiffres sont composés d'éléments séparés et ils deviennent ainsi plus légers, plus aériens. L'absence de continuité de ces chiffres est intéressante à analyser et vient en rupture avec le concept propre de la montre qui ne fait que mesurer le temps, infini et continu. Le huit, créé par deux cercles distincts, perd ici sa notion de représentation de l'infini et j'aime beaucoup cette opposition.

La présentation du cadran est pour le reste plus classique même s'il possède un effet esthétique amusant: la minuterie est positionnée autour de la zone centrale. Cet effet est très joli du point de vue visuel car rendant la zone périphérique très pure sans nuire à la lisibilité du temps. Les aiguilles bâton se marient parfaitement avec les chiffres et les index séparés du sous-cadran de la trotteuse, qui rappelle la rupture des chiffres, contribue à l'harmonie de l'ensemble.


La position  de ce sous-cadran, un peu trop proche du centre, pourrait laisser supposer que le mouvement est trop petit pour le boîtier. Or, il n'en est rien puisque le calibre extra-plat H1950 occupe généreusement le boîtier ce qui est une excellente nouvelle. En retournant la montre, ce calibre automatique dévoile son architecture particulière liée à l'utilisation d'un micro-rotor. Présenté comme un mouvement de manufacture, il s'agit en fait d'un mouvement développé par Vaucher Manufacture Fleurier. Ses performances sont raisonnables (une fréquence de 3hz et une réserve de marche de 42 heures) compte tenu de sa très grande finesse (2,6mm). Sa finition est, il faut l'avouer, assez brute, notamment au niveau de la découpe des ponts mais cohérente avec le prix de vente de la montre. La décoration avec les H de Hermès est plutôt réussie mais j'aurais aimé qu'elle ne soit pas présente sur le micro-rotor. Pour ce type de mouvement, je préfère que le micro-rotor ait un contraste fort avec les autres éléments. Ce n'est pas le cas ici. Malgré ces bémols, l'utilisation d'un tel calibre est une excellente nouvelle. La Slim Grand Modèle 3 aiguilles est en effet vendue 5.650 euros TTC avec un boîtier en acier (13.500 euros avec un boîtier en or) ce qui en fait un prix très attractif pour profiter d'un tel mouvement qui se retrouve dans des montres bien plus chères. De plus, sa diffusion auprès de plusieurs marques lui assure une certaine pérennité. Enfin, son efficacité au remontage est tout à fait correcte.


Compte tenu du rapport diamètre (39,5mm) sur épaisseur (9mm) relativement élevé, la Slim Grand Modèle se distingue par son style élancé qui s'apprécie lorsqu'elle est portée. La montre ne peut pas être considérée comme extra-plate mais je trouve ses proportions très agréables. De plus, les cornes sont très séduisantes. Leur forme est géométrique et apporte du caractère au boîtier rond. Leur double inclinaison est une véritable réussite esthétique et j'ai rarement vu des cornes aussi bien faites sur un boîtier d'apparence simple.  Ce détail prouve qu'Hermès a conçu cette montre avec beaucoup de soin. J'ai pris beaucoup de plaisir à la porter et je la considère comme une des meilleures propositions du marché dans le segment des montres habillées car offrant un contenu esthétique et horloger solide pour un prix raisonnable.


Les plus:
+ l'esthétique réussie du cadran grâce notamment à la police de caractère
+ l'utilisation d'un calibre à micro-rotor
+ les cornes du boîtier
+ le prix attractif de la version en acier

Les moins:
- la découpe des ponts un peu spartiate
- la décoration du micro-rotor similaire à celle des ponts

Vacheron Constantin: Métiers d'Art Elégance Sartoriale

Pour un collectionneur, la montre est un objet bien trop important pour être considérée comme un simple accessoire de mode. Mais elle est la petite touche finale qui complète idéalement une tenue ou qui peut, en cas de mauvais choix, anéantir les efforts vestimentaires les plus sophistiqués. Les liens entre l'horlogerie et le monde de la haute couture sont évidents mais rarement mis en scène par les marques. Une des plus récentes manifestations de cette proximité était l'intéressante approche menée par Urwerk avec Timothy Everest à travers l'UR-110 "Eastwood" qui donnait l'occasion d'utiliser du tweed et du bois.


Les cinq montres qui composent la collection Métiers d'Art Elégance Sartoriale font l'objet d'une démarche différente. Elles ne sont pas le fruit d'un partenariat avec un couturier particulier et elles utilisent les matériaux et les techniques habituels de la Manufacture. En un sens, elles doivent être considérées comme un hommage au travail des tailleurs, aux matières qu'ils coupent et assemblent par le biais de cadrans mobilisant plusieurs métiers d'art.

La réussite de la collection réside dans cette retranscription convaincante des motifs des tissus (Prince de Galles, chevron, carreaux, rayures tennis et tartan)  grâce à un guillochage main et un émail Grand Feu translucide de couleur. Chaque montre utilise la même base, c'est-à-dire un boîtier en or (gris ou rose) d'un diamètre de 39mm et un affichage du temps décentré à 3 heures permettant de dédier une grande zone du cadran à sa décoration. Le sous-cadran est en or tapissé couleur champagne et est agrémenté d'un tour d'heures en nacre rehaussé de chiffres romains peints.


Les couleurs de l'émail Grand Feu sont, il faut l'avouer, audacieuses mais choisies judicieusement. Elles correspondent en effet bien au motif du guillochage. Le rouge framboise accompagne le motif "Prince de Galles", la lavande le motif  "chevron", la couleur taupe le motif "carreaux", la couleur lin le motif "rayure tennis" et le bleu azur le motif "tartan". Ce sont ces mariages que j'apprécie particulièrement et pour être plus précis, ils apportent la preuve que Vacheron Constantin est allé au bout de ses idées dans cette collection. Du fait de leur rendu coloré et de l'affichage décentré, les cinq pièces parviennent à marier élégance et originalité ce qui n'est jamais simple dans le monde des montres habillées à deux aiguilles. Ma préférée est celle qui utilise la couleur rouge framboise car elle dégage une belle énergie et son bracelet Bordeaux lui va à ravir. 


Le plus grand plaisir ressenti avec ces montres consiste à profiter du motif du guillochage qui est plus ou moins présent selon les conditions de lumière. Il peut aussi bien être extrêmement perceptible ou se fondre dans la couleur et quasiment disparaître. J'apprécie également le contraste entre ce motif principal et celui du décor tapissé sur le sous-cadran d'affichage du temps. Reprenant des thèmes de cravates ou de pochettes, ce décor complète joliment et avec discrétion le style raffiné des cinq montres.

Compte-tenu de l'affichage décentré, Vacheron Constantin se devait d'utiliser un mouvement bien plus petit que le boîtier. Le calibre 1400 d'un diamètre de 9 lignes est ainsi idéal. Sa fréquence est de 4hz et sa réserve de marche d'une quarantaine d'heures. J'aime beaucoup sa présentation, la qualité exemplaires de ses finitions et la forme des ponts, très esthétiques et comportant des angles rentrants. Il est très agréable au remontage ce qui est un point très important: une montre Métiers d'Art Elégance Sartoriale est avant tout une montre de dandy et le petit rituel du remontage quotidien fait partie du concept!


Je suis en revanche moins convaincu par le rendu visuel de l'arrière du boîtier. Est-ce qu'un fond totalement plein avec une gravure n'aurait pas été plus approprié? Je pense sincèrement que oui car le mouvement semble perdu. Certes l'espace disponible laisse de la place pour une gravure personnalisable. Mais un fond totalement disponible aurait été dans ce cas plus judicieux.

Malgré cette réserve, je fus séduit par cette collection au sein des Métiers d'Art. Elle offre une nouvelle preuve des capacités artistiques de Vacheron Constantin sans tomber dans la démonstration excessive. Raffinées tout en ayant le soupçon d'originalité qui rehausse leur intérêt, les cinq montres de la collection possèdent chacune leurs propres personnalités et donnent ainsi un vaste choix à tous ceux ou celles qui souhaitent trouver le complément idéal à leurs costumes ou tenues favoris. 


Les plus:
+ des cadrans variés et parfaitement exécutés
+ le plaisir procuré par le remontage du mouvement 1400
+ un équilibre subtil entre raffinement et originalité

Les moins:
- un fond plein aurait été selon moi plus approprié